Construire l’avenir...
naturellement

Construire le monde de demain

Construire le monde de demain n’est pas une simple façon de parler. Pour les ETS Gaiffe, l’avenir de notre planète est une chose qui nous préoccupe et qui est au cœur-même de toutes nos démarches. Anticiper les problématiques à venir pour pouvoir y répondre le moment venu. Voilà notre ligne directrice.

Briser quelques a priori


Pour certains, exploitation forestière est synonyme de déforestation et de destruction progressive de notre environnement. Si cela s’applique à certaines forêts de notre planète où l’exploitation y est déraisonnable, ça n’est absolument pas le cas de nos forêts vosgiennes.

 
IDEE REÇUE

N°1...
Couper du bois détruit les forêts...
 
FAUX !
Ce serait le cas si l’on effectuait ce que l’on appelle des coupes rases : tout abattre sur un terrrain donné pour ne plus rien replanter ensuite. Or, ce n'est pas du tout le cas : nos forêts sont gérées durablement. Les quantités d'arbres abattus à chaque coupe et leur espacement est calculé, équilibré, pour permettre aux forêts exploitées d'opérer une régénération naturelle. C'est-à-dire que puisqu'on les gère dans une optique à long terme, leur surface continue de croître sans qu'on ait même besoin de les replanter!

En moyenne, la surface forestière française progresse de 35 000 ha par an. En outre nos chaînes de contrôle sont certifiées PEFC, ce qui est une garantie supplémentaire d'une exploitation raisonnée et intelligente de notre patrimoine forestier.

Mais même sans évoquer cette garantie : rappelons pour mémoire que même s'il restait encore à améliorer, il existait déjà un code forestier français depuis 1827, et qu'il était lui-même le lointain héritier de l'administration des eaux et forêts de 1291, ce qui prouve au moins que depuis bien longtemps, on veille à la préservation de notre nature, et qu'on évite la sur-exploitation.



FAUX !
 
IDEE REÇUE

N°2...
Exploiter les forêts détruit la biodiversité
 
Il est vrai de dire que les forêts qui sont exploitées ("forêts secondaires") sont, actuellement, plus facilement tournées vers la culture dite "mono-essence". Mais cela ne veut pas non plus dire qu’il n’y a plus de biodiversité : aucune espèce (donc aucune essence de bois) ne peut se développer sans un « entourage varié ».

Toute la question est de ne pas rentrer dans l'excès. Une gestion sylvicole durable nécessite de respecter des équilibres naturels. Il convient alors "simplement" de suivre ces équilibres écologiques, de les comprendre.

Il faut savoir que les protocoles pro-environnementaux évoqués ci-dessus ne se contentent pas de favoriser une croissance régulière de la forêt. On a dit qu'ils veillaient à établir une gestion raisonnée, cela signifie également qu'ils considèrent l'aspect de sauvegarde de la biodiversité.


 

 
IDEE REÇUE

N°3...
Puisque les arbres forment l'oxygène, les abattre favorise l'effet de serre
 
FAUX !
C’est même tout l’inverse en réalité.
D’abord parce que comme il a été expliqué précédemment, l’exploitation forestière durable et raisonnée comme celle que nous pratiquons agrandit les forêts. Plus d’arbres = plus de gaz carbonique transformé en dioxygène par le phénomène de la photosynthèse.
Mais ça va encore plus loin que ça !

En effet, si on ne coupe pas un bois avant sa mort naturelle (comme c’est le cas dans la forêt primaire où on laisse mourir les arbres sur pied), il va pourrir et dégager énormément de CO2, un gaz contribuant largement à l’effet de serre.
Dans une forêt primaire, les bois sont coupés avant d’avoir eu le temps de pourrir. Ainsi, ils ne vont pas se décomposer, et le carbone qui les constitue restera figé pendant tout le temps de leur utilisation. On peut donc dire que le bois est un piège naturel de CO2, et que son utilisation intelligente contribue donc à prévenir de l’effet de serre.
Le bois est un puits de carbone, il le stocke.

Mais alors, "et après?" C'est vrai, le bois n’est pas éternel. Aucun matériau ne l’est. Mais tant que la matière qui constitue le bois existe, le carbone est toujours emprisonné. Et avec tous les protocoles de recyclage qui existent aujourd’hui, le CO2 reste emprisonné dans le bois pendant DES ANNEES avant que ce dernier ne se dégrade enfin. Alors, le carbone redevient CO2 et est rejeté dans l’atmosphère. Il peut ainsi être absorbé à nouveau par un autre arbre qui en a besoin pour grandir.
Au final, le bois aura supprimé ce CO2 de l’atmosphère pendant toute sa durée de vie, puis de mise en œuvre. On dit souvent que le bois est un matériau écologique. C'est donc absolument certain!



 

FAUX !
 
IDEE REÇUE

N°4...
L'exploitation forestière en elle-même impacte sur l'environnement
 
Ou pour être plus précis, globalement faux. Evidemment, il serait un peu ridicule de nier le moindre impact : tout ce que nous faisons, même au niveau personnel, a toujours une influence sur ce qui nous est extérieur. Mais contrairement à l'argument généralement avancé sans preuve concrète, cet impact est mineur. D'abord, parce que les deux aspects les plus néfastes pour la nature, à savoir la déforestation et la suppression de la biodiversité, sont des a priori totalement faux (cf. Idées reçues 1 et 2). Mais enfin parce que le dernier reproche que l'on fait souvent aux scieries est de laisser les terrains exploités dans un état déplorable, tant du point de vue esthétique que vis-à-vis du bien-être des animaux.

Or, chez Gaiffe, nous suivons à la lettre les protocoles de nettoyage des rémanents après chaque coupe ; et surtout nous ne recourons pas à la mécanisation systématique lorsque les sols n'y sont pas adaptés. Jamais vous ne trouverez d'ornières, de traces d'abatteuse après une exploitation que nous aurions réalisée. Nous avons le respect de notre propre outil de travail et notre vision à long terme nous empêcherait, de toute façon, d'abîmer les forêts qui nous font vivre.
On ne travaille pas le bois quand on ne l'aime pas!